Compte rendu de la réunion publique du 6 janvier 2026
Le plus difficile a probablement été de se déplacer pour nous rejoindre... Malgré la météo, nous avons souhaité maintenir la réunion. Et ce sont près de 25 personnes qui se sont réunies pour s'exprimer et partager la galette et le chocolat chaud. Merci.
Économique, touristique, associatif, culturel... Les angles d'attaque de la seconde réunion publique que nous avons organisée le 6 janvier, étaient multiples et l'interpellation simple : Le dynamisme à St Jean, parlons-en !
Saint-Jean-Pied-de-Port, 2 saisons, 2 ambiances. Voici l'approche qui a été choisie pour démarrer la causette. Quelles pistes explorer pour que la palette d'animation proposée par la Ville ne soit pas autant concentrée sur la période estivale et les touristes ? Toutes les forces sont dirigées vers le tourisme et les besoins des habitant·es sont négligés, notamment celui de bénéficier d'une offre d'animation culturelle tout au long de l'année.
Quant aux événements organisés à l'initiative d'acteurs locaux divers, car il y en a, il a été noté un déficit de communication et un manque de visibilité qui nuit à leur rayonnement. C'est le cas par exemple du Festival de photographie organisé par SPK Elkartea au mois de septembre...
L'accent pourrait être mis sur ce chantier, en mutualisant notamment des outils d'impression et en démultipliant les points d'affichage dans les différents quartiers de la ville. Ce faire ensemble fait écho à l'un des axes du programme de 2020 qui évoquait la création d'une Maison des associations.
Les échanges ont également passé au crible certains temps forts institutionnalisés comme le Festival Citadelle en scène qui se déroule chaque année fin août. Ce dernier mériterait de faire une passerelle avec les compagnies locales, d'y intégrer plus l'euskara et d'aller au-delà des spectacles proposés sur le lieu de la Citadelle pour faire vivre le festival hors les murs. Le off organisé voilà deux ans avait été fort apprécié et avait aussi permis de proposer une programmation gratuite en divers lieux de la ville.
Mais avant de réfléchir à cette évolution, il apparaît important pour l'ensemble des participant·es de faire un point sur le déficit financier du Festival, qui se monte à près de 25000 €. Une préoccupation qui ne se limite d'ailleurs pas au Festival mais à de nombreux postes budgétaires de la gestion municipale actuelle.
Autre moment clé de la vie saint-jeannaise, les Fêtes de Garazi, à la mi-août, dont les participant·es ont apprécié l'énergie déployée par le Comité des fêtes. Une bonne équipe s'est reconstruite, qui mériterait d'avoir plus de latitude dans l'organisation et peut-être plus de moyens financiers. Néanmoins, comment faire pour que chaque Saint-Jeannais·e trouve son compte dans la programmation ? Comment encourager l'ensemble des acteurs locaux à s'investir davantage ? Comment re-dynamiser la journée du dimanche, il y a quelques années consacrée aux associations ? Quelle aide ou accompagnement proposer autour des thématiques de préventions telles que la consommation d’alcool ou de drogues, ou celle des agressions de toutes sortes ? Là encore, des temps d'échanges de préparation ouverts, en amont, pourraient favoriser une meilleure participation de tou·tes...
La période de Carnaval va bientôt arriver... Santibate, Libertimendua, défilé, autant de manifestations qui sont attendues chaque année et reposent sur l'engagement des citoyen·nes. S'est donc posée la question de la disponibilité d'un local pour les grandes festivités d'hiver. Certes le jai alai et la partie couverte du marché couvert accueillent des manifestations, mais les conditions sont loin d'être optimales et il est constaté qu'il y a un vrai manque en terme d'infrastructure.
Enfin, plus largement du côté de la vie quotidienne, certain·es participant·es regrettent qu'il soit si compliqué de boire un verre ou de se restaurer à Saint-Jean (jours de fermeture hebdomadaires non concertés, obligation de réservation en période estivale...) et d'autres sont préoccupé·es par la nature des commerces de la Rue d'Espagne (maintien de l'épicerie indispensable, vente de produits touristiques sans lien avec le territoire et les savoir faire locaux...). S'il a été tenté de trouver des mesures incitatives pour installer des commerces avec l'aide au loyer, cela ne suffit pas pour que les commerces puissent assurer leur pérennité.
La vitalité du village est en jeu à différents niveaux. Il ne s'agit certes pas de tout réinventer mais de se donner les moyens de construire ensemble la suite. Alors n'hésitez pas à nous rejoindre...
